Une tradition païenne enracinée dans le temps
Cette coutume repose sur la croyance que les maladies, notamment les maux de dents et les affections de la peau, pouvaient être transférées à un arbre à l’aide d’un clou. Le malade devait frotter un clou sur la partie de son corps affectée avant de l’enfoncer dans l’arbre. Ce processus était censé déplacer le mal vers l’arbre, permettant ainsi à la personne de guérir.
Ces pratiques remontent à un passé où la nature était investie de pouvoirs mystiques. L’arbre, perçu comme un intermédiaire avec des forces supérieures, aurait le pouvoir d’absorber et de neutraliser les énergies négatives. Certains arbres contiennent ainsi des milliers de clous, témoignant de leur usage répété au fil des siècles. On imagine ces troncs marqués par le temps, criblés de métal rouillé, portant en eux les espoirs et les douleurs de générations entrières.
Symbolique et transmission du mal
Le clou, en fer, était considéré comme un objet puissant, capable d’absorber les mauvais esprits et de les piéger dans l’arbre. La douleur du malade était supposée diminuer au fur et à mesure que le clou s’enfonçait dans l’écorce. Cette pratique relevait donc d’une forme de magie populaire basée sur le principe du transfert.
Les arbres à clous ne doivent pas être confondus avec les arbres à loques, couverts de tissus, ni avec les arbres sacrés, souvent associés à des chapelles ou des fontaines guérisseuses.