L’urbex, contraction d’urban exploration (exploration urbaine), consiste à visiter des lieux abandonnés ou normalement fermés au public : usines désaffectées, châteaux, hôpitaux, sites militaires, églises, souterrains. Cette pratique attire de plus en plus de curieux et de photographes, mais elle comporte des risques juridiques et physiques. Voici 7 conseils pour pratiquer l’urbex dans de bonnes conditions, surtout si vous débutez.
L’essentiel en bref
Respectez la loi et demandez l’accord du propriétaire.
Restez discret.
Soyez prudent et ne partez pas seul.
Emportez le bon matériel.
Ne laissez aucune trace.
Ne divulguez pas l’emplacement des lieux.
Gardez vos souvenirs dans un carnet de bord.
1. Respecter la loi : l’urbex est-il légal ?
La pratique de l’urbex n’est pas interdite en tant que telle, mais entrer dans un lieu sans l’accord de son propriétaire peut être sanctionné. Un bâtiment abandonné a toujours un propriétaire, même si rien ne l’indique sur place.
Avant chaque sortie, identifiez le propriétaire, demandez une autorisation et renseignez-vous sur la réglementation locale. Si vous débutez, privilégiez les visites autorisées : sites ouverts au public, visites guidées et journées du patrimoine. Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis juridique.
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2. Rester discret pour ne pas attirer l’attention
Évitez d’attirer l’attention, sur vous comme sur le lieu. Ne faites pas de bruit et ne portez pas de vêtements de couleurs vives. Vous limiterez ainsi le risque d’être remarqué par le voisinage ou par un service de sécurité.
3. Être prudent : les dangers de l’urbex
Un bâtiment abandonné n’est plus entretenu. Sols instables, planchers pourris, escaliers fragiles, équipements rouillés, vitres brisées, poussières ou substances dangereuses : les risques sont nombreux.
Portez des chaussures robustes et regardez où vous posez les pieds.
Sur les passerelles et dans les escaliers, avancez toujours une personne à la fois.
Dans la mesure du possible, ne partez pas explorer seul.
Prévenez une personne de confiance de votre destination et de votre heure de retour.
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4. Choisir le bon matériel d’urbex
L’éclairage
Prévoyez plusieurs lampes de poche, idéalement une lampe frontale pour garder les mains libres. Emportez des piles ou des batteries chargées, avec des rechanges.
Le matériel photo
Si vous photographiez, un trépied permet les poses longues dans les lieux sombres. Un objectif grand angle est utile dans les grands volumes. Prévoyez des cartes mémoire vides.
La sécurité
Emportez une trousse de premiers secours et sachez vous en servir. Un incident reste rare quand on est prudent, mais il peut arriver.
5. Ne laisser aucune trace
Respectez le lieu et son environnement. Ne cassez rien, n’emportez rien, ne laissez aucun déchet. Ce que vous trouvez sur place doit y rester, pour que d’autres puissent le découvrir dans le même état.
6. Partager ses photos d’urbex avec prudence
Si vous publiez vos explorations sur les réseaux sociaux ou sur un blog, ne révélez jamais l’emplacement exact des lieux, ni par écrit ni par des indices trop évidents (nom de la rue, détails reconnaissables, géolocalisation).
Une publication trop précise attire la foule, ce qui entraîne souvent une surveillance renforcée, voire la fermeture complète des accès. Elle attire aussi des personnes mal intentionnées, qui dégradent un site très rapidement.
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7. Tenir un carnet de bord urbex
Plutôt que de tout publier en ligne, gardez le souvenir de vos explorations dans un carnet personnel. C’est le principe des carnets de bord urbex : une fiche par exploration, sur une double page.
La page de gauche recense l’essentiel : nom et région du lieu, date, type de lieu (industriel, médical, château, maison, militaire, récréatif, religieux, souterrain), difficulté d’accès, risques repérés (vigiles, caméras, squatteurs, animaux, voisins, structures instables), heures de début et de fin, compagnons de sortie et état de conservation.
La page de droite est consacrée au récit : découvertes, contexte historique, anecdotes et moments marquants, ambiance et ressenti. Vous y notez aussi l’intérêt du lieu, son ambiance et son état de conservation, et vous indiquez si vous referiez l’exploration. Le carnet comprend en plus un rappel des règles de l’urbex et un mode d’emploi.
Vous gardez ainsi une mémoire précise de chaque sortie, sans exposer l’emplacement des lieux visités.
Urbex est l’abréviation d’urban exploration, l’exploration urbaine. Elle consiste à visiter des lieux abandonnés ou inaccessibles au public, comme des usines, des hôpitaux ou des châteaux.
L’urbex est-il légal ?
Entrer dans un lieu privé sans l’accord de son propriétaire peut être sanctionné, même si le lieu semble abandonné. Le plus sûr est de demander l’autorisation ou de choisir des visites autorisées.
Comment débuter l’urbex ?
Commencez par des sites dont la visite est autorisée, renseignez-vous sur la réglementation, partez accompagné et préparez votre matériel : lampe frontale, chaussures robustes, trousse de premiers secours.
Quel matériel emporter pour l’urbex ?
Une lampe frontale et des lampes de poche, des piles de rechange, des chaussures montantes à semelle solide, une trousse de premiers secours et, pour la photo, un trépied et un objectif grand angle.
Peut-on faire de l’urbex seul ?
C’est déconseillé. En cas de chute ou de blessure dans un bâtiment abandonné, personne ne peut donner l’alerte. Si vous partez seul, prévenez au minimum une personne de confiance.
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