Une exception historique du droit belge
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le fait qu’un détenu s’évade de prison sans violence ni dégradation n’était pas automatiquement punissable en Belgique. Cette particularité remonte à l’ancien Code pénal du XIXᵉ siècle et à une interprétation juridique très spécifique.
L’idée sous-jacente était simple : le désir de liberté est considéré comme naturel. En soi, tenter de s’échapper n’était donc pas vu comme un acte criminel supplémentaire.
Ce qui était puni… et ce qui ne l’était pas
Attention, cette règle ne signifiait pas que tout était permis. Les infractions commises lors d’une évasion étaient, elles, bel et bien sanctionnées.
Un détenu risquait des poursuites s’il commettait :
- des violences sur le personnel pénitentiaire,
- des dégradations matérielles,
- une effraction,
- ou toute autre infraction pénale durant sa fuite.
De la même manière, toute personne aidant un prisonnier à s’évader s’exposait déjà à des peines parfois lourdes. La tolérance ne concernait que l’acte de fuite du détenu lui-même, dans sa forme la plus “pure”.