Église Saint-Christophe
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Église Saint-Christophe

Un million de fragments de verre et d'or sous la coupole

Charleroi, Province de Hainaut

Sur la place Charles II à Charleroi, face à l’Hôtel de Ville et son beffroi, l’église Saint-Christophe cache un trésor derrière sa façade classique : une mosaïque monumentale de 200 m², composée d’un million de fragments de verre coloré et doré. Réalisée par l’artiste local Jean Ransy et assemblée par des artisans vénitiens, elle illustre l’Apocalypse de saint Jean dans un style directement inspiré de l’art byzantin.

Informations pratiques

Adresse

Place Charles II,
6000 Charleroi

Coordonnées GPS

50.4123364, 4.4450414

L’histoire du lieu

L’origine du bâtiment remonte à 1667, quand les troupes françaises, venant de prendre la ville, érigent une chapelle de garnison dédiée à saint Louis. Une pierre de fondation de cette chapelle d’origine est encore visible aujourd’hui, insérée dans le porche de l’église actuelle. Au XVIIIe siècle, l’édifice s’agrandit et se consacre au culte de saint Christophe, ne conservant de cette époque baroque que le chœur, bâti en 1723, et une partie de la nef construite entre 1778 et 1781.

Bombardée par les troupes révolutionnaires françaises en 1794, l’église est partiellement reconstruite, puis restaurée une première fois en 1863. C’est en 1956 que l’architecte Joseph André transforme radicalement le bâtiment, lui donnant ses dimensions actuelles : un dôme de seize mètres de diamètre culminant à quarante-huit mètres de hauteur. L’ancienne église, classée en 1942, devient alors le transept de la nouvelle construction, l’entrée principale étant déplacée vers la rue Vauban.

Si les Carolos la surnomment volontiers « la basilique », en raison de sa dimension de lieu de mémoire, l’édifice reste officiellement une église, sans ce statut canonique.

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La mosaïque de Jean Ransy

Le chœur du nouveau sanctuaire abrite l’œuvre la plus spectaculaire du bâtiment : une mosaïque de 200 m² composée d’un million de minuscules fragments de verre coloré, certains recouverts d’une fine feuille d’or. Conçue par l’artiste local Jean Ransy, elle a été assemblée par des artisans spécialisés venus tout droit de Venise. Le sujet, inspiré de l’art byzantin, illustre l’Apocalypse de saint Jean.

Fresques et mosaïque, deux œuvres distinctes

En plus de la mosaïque de Ransy, la nouvelle partie de l’édifice abrite aussi de véritables fresques représentant les Béatitudes.

Bon à savoir avant votre visite

L’entrée est gratuite. Des visites guidées sont organisées à dates fixes ou sur demande. L’édifice fait face à l’Hôtel de Ville et à son beffroi, sur la place Charles II, offrant un ensemble architectural remarquable à découvrir en une seule balade dans le centre historique de Charleroi.

Pourquoi est-ce insolite ?

Parce que cette église, en apparence classique de l’extérieur, cache l’une des plus impressionnantes œuvres d’art sacré de Belgique : un million de fragments de verre et d’or assemblés à la main par des artisans vénitiens, pour un résultat digne des plus grandes mosaïques byzantines. Un contraste saisissant entre la sobriété du quartier et la richesse du décor intérieur.

Temps de visite estimé

+/- 30 minutes

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Foire aux questions

Qui a réalisé la mosaïque de l’église Saint-Christophe ?

L’artiste local Jean Ransy, dont la composition a été assemblée par un atelier vénitien spécialisé.

Quel est le sujet de la mosaïque ?

Elle illustre l’Apocalypse de saint Jean, dans un style inspiré de l’art byzantin.

Quelle est la taille de la mosaïque ?

Elle s’étend sur environ 200 m², composée d’un million de fragments de verre coloré et doré.

L’entrée de l’église est-elle payante ?

Non, l’entrée est gratuite.

Où se trouve l’église Saint-Christophe ?

Sur la place Charles II, à Charleroi, face à l’Hôtel de Ville et à son beffroi.

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