À Hollogne-aux-Pierres, dans la commune de Grâce-Hollogne en province de Liège, un clocher roman se dresse aujourd’hui seul dans le paysage, vestige émouvant de l’ancienne église Saint-Pierre partiellement démolie en 2017 ; fermée à la fin des années 1990 après avoir été fragilisée par le séisme de 1983 qui avait touché la région liégeoise, l’église menaçait de s’effondrer, et si le bâtiment principal a disparu, sa tour romane emblématique a été conservée comme témoin du passé et repère patrimonial local.
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Une église marquée par le tremblement de terre de 1983
Le 8 novembre 1983, un séisme frappe la région de Liège. S’il ne provoque pas de catastrophe majeure, il laisse derrière lui des bâtiments fragilisés. L’église Saint-Pierre de Hollogne-aux-Pierres fait partie des édifices touchés.
Avec le temps, la structure se dégrade et devient dangereuse. À la fin des années 90, l’église est officiellement fermée pour raisons de sécurité. Pendant près de vingt ans, le bâtiment reste inutilisé, jusqu’à ce que la décision soit prise : la déconstruction est inévitable.
En septembre 2017, la démolition débute. Peu à peu, les murs tombent. Mais un élément échappe aux gravats : la tour.
Une tour romane préservée
Le clocher conservé est une tour romane, vestige le plus ancien et le plus emblématique de l’édifice. Son architecture massive, sobre et verticale contraste avec l’absence du reste de l’église.
Aujourd’hui, cette tour subsiste comme un fragment d’histoire posé dans l’espace, presque irréel. Elle ne sonne plus les offices, elle ne surplombe plus une nef… mais elle continue d’exister, seule, comme un symbole. Ce genre de situation, un clocher sans église, reste rare en Belgique et attire la curiosité des amateurs de patrimoine insolite.
Un repère patrimonial à Grâce-Hollogne
Situé à Hollogne-aux-Pierres, l’une des entités de Grâce-Hollogne, le clocher est devenu un élément patrimonial conservé volontairement, afin de garder une trace de l’histoire locale.
Aujourd’hui, le site intrigue autant qu’il interpelle : il raconte à lui seul l’histoire d’un bâtiment disparu, d’un séisme oublié par beaucoup… et d’un choix patrimonial assumé.





