Basilique du Sacré-Cœur de Koekelberg
65 ans de chantier pour le plus grand édifice Art déco du monde
Ganshoren, Bruxelles-Capitale
Sur le plateau de Koekelberg, à Bruxelles, la Basilique du Sacré-Cœur impressionne par ses dimensions : cinquième plus grande église du monde et plus vaste édifice Art déco de la planète. Voulue par Léopold II dès 1905, elle n’a été achevée qu’en 1970, après deux guerres mondiales, un changement complet de style architectural et 65 ans de chantier.
L’histoire du lieu
Un panthéon devenu basilique
Dès la fin du règne de Léopold Ier, des plans existent pour aménager un « quartier royal » sur le plateau de Koekelberg, qui domine Bruxelles. Léopold II reprend le projet et imagine, en 1880, d’y ériger un panthéon national au bout d’une longue avenue, pour célébrer le cinquantième anniversaire de l’indépendance belge. Ce projet initial laisse aujourd’hui pour seule trace deux noms de rue, l’avenue des Gloires nationales et l’avenue du Panthéon.
La bourgeoisie catholique de l’époque rejette ce panthéon jugé pas assez religieux. Après une visite du chantier du Sacré-Cœur de Paris en 1902, Léopold II opte finalement pour un édifice religieux. Le 12 octobre 1905, à l’occasion du 75e anniversaire de l’indépendance belge, il pose la première pierre de la basilique nationale, alors conçue dans un style néogothique par l’architecte Pierre Langerock.
Deux guerres et un changement de style
Les travaux de terrassement sont à peine achevés que la Première Guerre mondiale interrompt le chantier. À la reprise, le projet néogothique initial est jugé dépassé : en 1921, c’est le projet Art déco de l’architecte gantois Albert Van Huffel qui est retenu, un style alors en plein essor à Bruxelles. La construction redémarre en 1926, mais la Seconde Guerre mondiale vient à nouveau tout suspendre.
Achevée 65 ans après la première pierre
Le 28 janvier 1952, le cardinal Van Roey préside la consécration de l’édifice, alors que la coupole n’est pas encore achevée. Il faudra attendre encore 18 ans, et la reprise des travaux sous la direction de l’ingénieur Paul Rome après la mort de Van Huffel, pour que la grande coupole soit terminée. La basilique est finalement inaugurée le 11 novembre 1970, sous la présidence du cardinal Suenens, 65 ans après la pose de la première pierre par Léopold II.
À quoi s’attendre sur place
Avec ses 141 mètres de long, 107 mètres de large et 89 mètres de haut, l’édifice est la cinquième plus grande église du monde et le plus grand bâtiment Art déco de la planète. Deux tours jumelles encadrent la grande coupole, devenue l’un des repères visuels du panorama bruxellois. Une plateforme d’observation au sommet offre une vue panoramique sur la ville.
Surnommée « la Koekelique »
À l’image du Sacré-Cœur de Paris, la basilique a longtemps été moquée comme un exemple d' »architecture de pâtissier », lui valant le surnom moqueur de « Koekelique ».
Pourquoi est-ce insolite ?
Parce que ce colosse architectural a traversé deux guerres mondiales et un changement complet de style, passant du néogothique à l’Art déco en cours de chantier, sans jamais être abandonné malgré 65 années de travaux. Un pari architectural tenu jusqu’au bout, qui en fait aujourd’hui l’un des plus grands édifices religieux du monde.
Temps de visite estimé
+/- 45 minutes
Services & Equipements
- WC
- Boutique souvenirs
Accessibilité
- Accès PMR
Foire aux questions
Pourquoi la Basilique de Koekelberg a-t-elle mis si longtemps à être construite ?
Le chantier a été interrompu par les deux guerres mondiales et un changement complet de style architectural en cours de route, passant du néogothique à l’Art déco.
Depuis quand la Basilique de Koekelberg est-elle achevée ?
Depuis 1970, soit 65 ans après la pose de la première pierre par Léopold II en 1905.
Quelle est la taille de la Basilique de Koekelberg ?
141 mètres de long, 107 mètres de large et 89 mètres de haut, ce qui en fait la cinquième plus grande église du monde.
Pourquoi la basilique était-elle surnommée « la Koekelique » ?
À l’image du Sacré-Cœur de Paris, elle a été moquée pour son style jugé trop décoratif, un sobriquet emprunté à l’expression « architecture de pâtissier ».
Peut-on monter au sommet de la Basilique de Koekelberg ?
Oui, une plateforme d’observation offre une vue panoramique sur Bruxelles.