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Le dernier fort liégeois à se rendre
Pepinster, Province de Liège
Le Fort de Tancrémont, à Pepinster, fut le dernier fort liégeois à déposer les armes en 1940 : sa garnison, commandée par le capitaine Devos, ne s’est rendue que le 29 mai, un jour après la capitulation belge. Presque intact, avec ses canons, ses galeries à 28 mètres sous terre et ses installations d’origine, il ne se visite, avec son musée, que certains dimanches.
Après la Première Guerre mondiale, la Belgique construit quatre nouveaux forts pour renforcer la Position fortifiée de Liège, aux côtés des huit anciens forts réarmés. Tancrémont, d’abord appelé Fort de Pepinster, est le dernier des quatre. Construit en deux ans dans les années 1930, sur une crête entre Pepinster et Theux, il se compose de cinq blocs de combat reliés par environ 2 000 mètres de galeries.
Au printemps 1940, le fort est encore en travaux. Le 12 mai, juste après la chute d’Eben-Emael, il se retrouve isolé par la retraite du 3e corps d’armée de Liège. Le capitaine Abel Devos et ses 568 hommes résistent pendant près de dix jours. Les Allemands finissent par contourner le fort.
Le fort ne dépose les armes que le 29 mai 1940, à 11 heures, après que Devos a obtenu la confirmation écrite de l’ordre général de capitulation. C’est le dernier fort liégeois à se rendre, un jour après la capitulation de l’armée belge.
La visite comprend l’extérieur du massif et l’intérieur du fort, où le matériel d’époque est encore à sa place d’origine, y compris l’armement lourd. On y descend par un escalier de 114 marches, jusqu’à environ 25 mètres sous le massif. Il y fait 12 °C toute l’année, avec une forte humidité.
Le fort possède deux tourelles armées chacune de deux canons de 75 mm, trois mortiers de 81 mm et quatre canons antichars de 47 mm. Un petit musée, inauguré en 2018 dans l’ancienne tarterie « La Chapelle », retrace en trois salles la guerre 40-45 sur le site, avec des uniformes, des coupures de presse et des objets du quotidien. Il présente aussi deux chars américains M41 et M48, ainsi qu’une pièce d’artillerie M44 de l’armée belge des années 1950-60. Le fort est entretenu par des bénévoles de l’Amicale du Fort de Tancrémont.
Le fort a coûté 80 millions de francs belges de 1940, ce qui représenterait environ 2,16 milliards d’euros aujourd’hui, d’après la commune de Pepinster.
Le fort et son musée ouvrent le premier dimanche du mois, de mai à octobre, de 13h à 17h. Selon les années, une journée spéciale a lieu en juillet, avec des tirs de la coupole. Il n’y a pas de réservation pour les individuels. Les groupes d’au moins 10 personnes peuvent demander une visite un autre jour.
Comptez environ 7 € pour un adulte, 3 € pour les enfants de 6 à 12 ans et la gratuité en dessous de 6 ans. Le fort se visite en 1h30 environ, et jusqu’à 2h avec le musée. Prévoyez des vêtements chauds, de bonnes chaussures et une lampe de poche, même si le parcours est éclairé. L’escalier de 114 marches rend la visite difficile pour les personnes à mobilité réduite.
Un fort belge qui continue de se battre alors que l’armée a déjà capitulé, c’est déjà un détail d’histoire à part. En plus, on le visite aujourd’hui avec ses canons, ses tourelles et ses installations d’origine, dans un état presque intact, grâce à des bénévoles.
+/- 120 minutes
Le premier dimanche du mois, de mai à octobre, de 13h à 17h.
Environ 1h30 pour le fort, jusqu’à 2h avec le musée.
Environ 7 € pour un adulte, 3 € pour les 6-12 ans, gratuit en dessous de 6 ans.
Isolé depuis le 12 mai 1940, il a continué à résister et ne s’est rendu que le 29 mai, après avoir reçu la confirmation écrite de l’ordre de capitulation.
Non pour les individuels. Les groupes d’au moins 10 personnes peuvent réserver un autre jour.
Non, l’accès à l’intérieur se fait par un escalier de 114 marches.
Route de Tancrémont 67, à Pepinster, entre Pepinster et Theux.
Jusqu’au 3 janvier Brussels Expo, Bruxelles
Costumes et accessoires originaux des films, Quidditch et mandragores à arracher : la magie s’installe au Heysel.
Infos & TicketsDès 18,20 € via Fever