Jusqu’au 13 décembre Tour & Taxis, Bruxelles
Mind of a Serial Killer à Bruxelles
20 tueurs en série, dont trois affaires belges, à décrypter dans les pas des profileurs. Interdit aux moins de 16 ans.
Infos & TicketsDès 15,90 € via Fever
Mille ans et une chapelle dans le tronc
Eghezée, Province de Namur
Au cœur du village de Liernu, à Éghezée, le Gros Chêne de Liernu est réputé être le plus gros arbre de Belgique : plus de 14 mètres de circonférence au sol et un âge estimé à plus de mille ans. Creux, fendu par la foudre et soutenu par des béquilles, il a été tribunal en plein air, atelier de chaudronnier et même chapelle, et la légende veut que Charlemagne l’ait planté.
Selon la légende, Charlemagne lui-même aurait planté ce chêne, ou s’y serait abrité de passage à Liernu. Rien ne le prouve, mais l’arbre est bien un contemporain des premiers siècles du Moyen Âge.
Son âge de plus de mille ans reste une estimation : le tronc est creux, ce qui rend l’analyse dendrochronologique quasiment impossible. Les plus anciennes traces de l’arbre remontent à 1604, sur des tableaux de l’époque.
Sous son feuillage, les mayeurs et échevins rendaient la justice et traitaient les affaires de la communauté. Fendu jusqu’au sol par la foudre, son tronc creux a ensuite servi de cachette à toutes sortes d’usages : rangement des outils d’artisans et de cultivateurs, abri pour des porte-besaces, parties de cartes, atelier d’un chaudronnier d’Aische-en-Refail qui y rétamait des couverts. La tradition dit aussi qu’il a abrité des pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
En 1836, la commune veut abattre le chêne. L’abbé Napoléon-Auguste Savinien, curé de Liernu, s’y oppose fermement, avec l’aide du gouverneur de la province de Namur.
En 1838, il place une statue de saint Antoine l’Ermite dans le creux de l’arbre, qui devient une chapelle, avec un petit banc pour s’agenouiller. Vers 1895, un incendie menace l’arbre : sa cavité est ensuite recouverte d’argile.
En 1898, un grillage entoure le chêne pour le protéger. En 1924, la Commission royale des Monuments et Sites le range parmi les arbres remarquables de Belgique. La grille actuelle date de 1989 et a été rénovée en 2000. Des poteaux installés dans les années 1980 servent de béquilles à ses plus grosses branches.
Le 15 décembre 1978 naît la Confrérie du Gros-Chêne, qui veille sur lui. Sa statuette de saint Antoine l’Ermite, saint patron de l’arbre, passe chaque année d’un confrère à un autre.
Le chêne est jumelé depuis 1981 avec le chêne-chapelle d’Allouville-Bellefosse, en Normandie, puis depuis 1991 avec le chêne des Bosses, à Châtillon dans le Jura suisse. En 2008, les enfants du village plantent un « Fils du Gros Chêne », issu de l’un de ses glands, devant l’ancien presbytère.
En 2015, il est élu Arbre belge de l’année, puis candidat au titre d’Arbre européen de l’année 2016.
Le Gros Chêne se dresse au centre du village, face à l’ancien presbytère, près de l’église et de l’école. Une grille l’entoure et protège son accès : on l’admire de l’extérieur.
Ses dimensions sont impressionnantes : plus de 14 mètres de circonférence au sol, près de 11 mètres à un mètre de hauteur, une hauteur d’environ 18 mètres et une couronne d’une vingtaine de mètres de diamètre. Complètement creux et crevassé, il donne pourtant encore de nombreux glands.
Classé comme monument par arrêté royal du 4 avril 1939, il figure depuis 1992 sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de Wallonie.
La visite est libre et gratuite, à toute heure. Passez de préférence en journée, pour mieux voir le tronc creux et les alentours.
Une balade « sur les terres du Gros Chêne » part de l’ancien presbytère, en face de l’arbre, pour découvrir le village et ses fermes.
Parce qu’un arbre creux, fendu par la foudre et tenu debout par des béquilles a servi de tribunal, d’atelier et de chapelle, et qu’on le dit contemporain de Charlemagne.
Et parce qu’une confrérie veille sur lui depuis 1978 et qu’il est jumelé avec un autre chêne-chapelle, à Allouville-Bellefosse, en Normandie.
+/- 20 minutes
Plus de mille ans selon les estimations. Son tronc creux rend toute datation précise impossible, et la légende le dit planté par Charlemagne.
Plus de 14 mètres de circonférence au sol, près de 11 mètres à un mètre de hauteur, environ 18 mètres de haut et une couronne d’une vingtaine de mètres de diamètre.
Il est réputé être le plus gros arbre du pays, toutes espèces confondues, et l’un des plus vieux du Benelux.
Oui, comme monument par arrêté royal du 4 avril 1939, et sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de Wallonie depuis 1992.
En 1838, pour sauver l’arbre menacé d’abattage, l’abbé Savinien a placé dans son creux une statue de saint Antoine l’Ermite, transformant le tronc en chapelle.
Non, une grille l’entoure et protège son accès. On l’admire de l’extérieur.
La Confrérie du Gros-Chêne, fondée en 1978 pour sauvegarder et promouvoir l’arbre.
Au centre de Liernu, dans la commune d’Éghezée en province de Namur, face à l’ancien presbytère.
Jusqu’au 13 décembre Tour & Taxis, Bruxelles
20 tueurs en série, dont trois affaires belges, à décrypter dans les pas des profileurs. Interdit aux moins de 16 ans.
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