Ces parcs d’attractions disparus en Belgique dont on se souvient encore

Ces parcs d’attractions disparus en Belgique dont on se souvient encore

La Belgique compte aujourd’hui plusieurs parcs d’attractions célèbres comme Walibi, Plopsaland ou Bellewaerde. Mais au fil des décennies, d’autres lieux de loisirs ont vu le jour avant de disparaître définitivement. De Dadipark à Océade en passant par Ooit Tongeren, ces parcs fermés restent gravés dans la mémoire de nombreux Belges. Retour sur trois histoires insolites qui mêlent nostalgie, succès éphémère et fins parfois brutales.

Dadipark, le pionnier disparu

Situé à Dadizele, en Flandre-Occidentale, Dadipark a longtemps été présenté comme l’un des plus anciens parcs d’attractions de Belgique. Ouvert dans les années 1950, il s’agissait à l’origine d’un simple terrain de jeux attenant à une paroisse, avant de se transformer peu à peu en véritable parc de loisirs.

Ces parcs d’attractions disparus en Belgique dont on se souvient encore

LimoWreck, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Dadipark était réputé pour ses manèges rustiques, ses jeux mécaniques simples et son ambiance familiale. Contrairement aux grands parcs modernes, il n’offrait pas de montagnes russes spectaculaires ni d’attractions technologiques. Son charme résidait justement dans sa simplicité et son caractère accessible à tous. Beaucoup de familles y venaient pour passer une journée conviviale, à moindre coût.

Malheureusement, les années 1990 et 2000 ont marqué le déclin du parc. Jugé vieillissant face à la concurrence de Walibi ou Bellewaerde, Dadipark a également souffert d’accidents et de critiques sur la sécurité de ses installations. En 2002, après plus de 50 ans d’existence, le parc a fermé ses portes. Aujourd’hui, il reste dans la mémoire collective comme un lieu de nostalgie, symbole d’une époque révolue des parcs de loisirs belges.

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Océade, la fin d’un toboggan culte à Bruxelles

Situé à deux pas de l’Atomium, Océade était un parc aquatique unique en Belgique. Ouvert en 1988, il proposait des dizaines de toboggans, des piscines à vagues et des zones thématiques rappelant les mers chaudes. C’était une destination prisée par des générations d’enfants et d’adolescents bruxellois, mais aussi par des familles venues de tout le pays.

Océade n’était pas seulement un parc aquatique : c’était une institution locale. Ses toboggans comme le Barracuda ou le Hurricane ont marqué des milliers de visiteurs. Les jours de pluie, il représentait une alternative parfaite aux parcs en plein air. Pour beaucoup, il symbolisait les après-midis de jeunesse à Bruxelles.

Pourtant, malgré sa popularité, Océade a été sacrifié au profit d’un projet immobilier. En septembre 2018, après 30 ans d’existence, le parc a fermé définitivement. Sa disparition a suscité une grande vague de nostalgie : pour les Bruxellois, voir disparaître Océade, c’était perdre un morceau de leur enfance. Aujourd’hui, il reste dans les souvenirs comme le plus grand parc aquatique couvert de Belgique.

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Ooit Tongeren, le rêve avorté

Si Dadipark et Océade ont marqué plusieurs générations, Ooit Tongeren reste surtout célèbre pour son fiasco. Inauguré le 16 juin 2007 à Tongres, ce parc, appelé aussi Het Land van Ooit, devait devenir un espace de loisirs familial innovant. Installé sur 16 hectares, il proposait des spectacles interactifs et un univers médiéval censé séduire petits et grands.

Mais le rêve a tourné court. Dès l’ouverture, la fréquentation n’a pas été au rendez-vous. La météo pluvieuse, le manque de communication et l’absence d’attractions fortes ont découragé le public. À peine deux mois plus tard, le 28 août 2007, Ooit Tongeren fermait déjà ses portes. Environ 50 000 visiteurs étaient passés par le site, un chiffre bien trop faible pour couvrir les frais.

Le projet est rapidement tombé en faillite, laissant derrière lui l’image d’un des échecs les plus rapides de l’histoire des parcs d’attractions belges. Depuis, le site a été réaménagé en espace public sous le nom de Pliniuspark, avec piscine extérieure et terrains de sport. Pour les habitants de Tongres, Ooit reste un souvenir étrange : celui d’un rêve grandiose évaporé en quelques semaines seulement.

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Des parcs disparus, mais pas oubliés

Ces trois parcs disparus illustrent des destins très différents : Dadipark, le pionnier populaire qui n’a pas su évoluer ; Océade, victime de décisions urbanistiques malgré son succès ; Ooit Tongeren, échec retentissant d’un projet trop ambitieux. Tous ont pourtant laissé une trace dans la mémoire collective belge.

Au-delà de la nostalgie, leur histoire rappelle combien les parcs d’attractions sont liés à l’enfance et aux émotions. Ils marquent une génération, puis disparaissent parfois sans prévenir. Mais dans les souvenirs des visiteurs, un toboggan, une balançoire ou une journée pluvieuse à rire entre amis valent bien plus qu’un projet immobilier ou qu’une concurrence trop rude.