Jusqu’au 3 janvier Brussels Expo, Bruxelles
Harry Potter : l’exposition à Bruxelles
Costumes et accessoires originaux des films, Quidditch et mandragores à arracher : la magie s’installe au Heysel.
Infos & TicketsDès 18,20 € via Fever
Une forteresse hollandaise reprise par la nature
Liège, Province de Liège
Le fort de la Chartreuse domine Liège et la vallée de la Meuse depuis le mont Cornillon. Construit par les Hollandais entre 1817 et 1823 sur l’emplacement d’un ancien monastère, il fut caserne, prison allemande pendant les deux guerres, puis hôpital militaire américain, avant d’être abandonné. Ses bâtiments, inaccessibles depuis 2024, sont entourés d’un grand parc liégeois resté ouvert à tous.
Du XIVe siècle à la Révolution française, le plateau est occupé par un monastère de l’ordre des Chartreux, qui donne son nom au fort. Après le congrès de Vienne, le Royaume-Uni des Pays-Bas, qui administre alors le sud du pays, fait fortifier les hauteurs de Liège, et le fort est construit entre 1817 et 1823. Il peut accueillir 3 000 hommes. Pendant la révolution de 1830, les Belges s’en emparent et en font une caserne.
Dépassé par les progrès de l’artillerie, le fort est déclassé en 1891, après la construction de la ceinture de forts en béton imaginée par Brialmont autour de Liège, et devient une caserne. Les troupes allemandes entrent dans le fort en août 1914 et l’utilisent comme prison de 1914 à 1918, puis de 1940 à 1944. Des patriotes belges y sont fusillés pendant la Première Guerre mondiale, et une stèle sur le bastion rappelle ce drame. De 1944 à 1945, l’armée américaine y installe un hôpital militaire.
Devenu un centre d’instruction de l’armée belge, le fort est désaffecté dans les années 1980. Depuis, il est livré à lui-même, et la végétation envahit peu à peu ses bâtiments. La Ville de Liège rachète le parc en 1990.
Le parc qui entoure le fort, surnommé la « Lande aux aubépines », est le plus grand espace vert de Liège après la réserve naturelle du Sart-Tilman. On s’y promène sur les hauteurs de la ville, près d’un fort dont les murs, couverts de lierre et de graffitis, ont des allures de ruines anciennes.
Depuis août 2024, l’accès aux bâtiments est bloqué par la Ville de Liège, avec un portail rue Achille Lebeau et des blocs de béton aux autres entrées, comme au Thier de la Chartreuse. Les bâtiments sont instables, avec des arbres dans les façades et des toitures effondrées. Ne tentez pas d’y entrer : seul le parc est accessible.
Dans les anciens bâtiments, on pouvait encore lire des inscriptions comme « Rauchen verboten » ou « 28th General Hospital US Army », héritage de l’occupation allemande puis de l’hôpital américain.
Le parc est en accès libre, mais le fort, lui, reste fermé : on le regarde de l’extérieur. Le site est en hauteur, sur le mont Cornillon, et l’association La Chartreuse en entretient la mémoire depuis 1986.
Une forteresse hollandaise bâtie avant la naissance de la Belgique, devenue prison pendant deux guerres, puis reprise peu à peu par la végétation au milieu d’un parc.
+/- 120 minutes
Sur le mont Cornillon, à Liège, au-dessus du quartier d’Amercœur, près de la rue Achille Lebeau et du Thier de la Chartreuse.
Le Royaume-Uni des Pays-Bas, entre 1817 et 1823, après le congrès de Vienne.
Non, l’accès aux bâtiments est bloqué depuis août 2024, car ils sont instables. Le parc qui l’entoure reste ouvert.
De forteresse à caserne en 1891, puis de prison allemande pendant les deux guerres à hôpital militaire américain en 1944-1945.
Parce qu’il a été construit sur l’emplacement d’un monastère de l’ordre des Chartreux.
Oui, le parc est en accès libre : c’est le plus grand espace vert de Liège après le Sart-Tilman.
Jusqu’au 3 janvier Brussels Expo, Bruxelles
Costumes et accessoires originaux des films, Quidditch et mandragores à arracher : la magie s’installe au Heysel.
Infos & TicketsDès 18,20 € via Fever