Tour Romane
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Tour Romane

Neder-Over-Heembeek, Bruxelles-Capitale

Au cœur de Neder-Over-Heembeek se dresse un vestige oublié de près de mille ans : la tour romane de Neder-Heembeek, seul rescapé de l’ancienne église Saint-Pierre. Autour d’elle, le silence a remplacé les fidèles, et les fondations à peine visibles dans l’herbe racontent une histoire que l’imposante bâtisse d’origine a emportée avec elle.

Informations pratiques

Adresse

Rue du Ramier,
1120 Neder-Over-Heembeek

Coordonnées GPS

50.8952378, 4.3952179

Historique

La tour remonte à la fin du XIe siècle. À l’époque, elle ne servait pas seulement de clocher : elle faisait aussi office de refuge pour les habitants du village en cas de danger.

L’église qui lui était accolée a connu plusieurs reconstructions au fil des siècles. La dernière version, datant de 1860, a été détruite en 1932 par un incendie déclenché par la foudre. La tour, elle, a survécu et a été restaurée dans les années 1960 par l’architecte Jean Rombaux, alors au service de la Ville de Bruxelles.

Depuis le 17 avril 1997, elle est classée au titre des monuments historiques.

Ce qu’il reste à voir

La tour est bâtie en moellon de grès, probablement extrait des carrières locales. Au rez-de-chaussée, deux baies cintrées aujourd’hui murées marquent l’emplacement de l’ancienne entrée et d’une fenêtre de l’église disparue.

Au premier étage, des sculptures romanes ornent une des ouvertures côté nord, dont un visage encore reconnaissable. Plus haut, des baies géminées séparées par une colonnette à chapiteau cubique témoignent du savoir-faire de l’époque.

Le dernier niveau, réservé aux cloches, s’ouvre sur chaque face par une grande baie campanaire. On y distingue aussi de petites ouvertures carrées, vestiges des trous destinés aux échafaudages du chantier d’origine.

Côté est, la façade porte encore les cicatrices de la destruction de 1932 : deux colonnes de briques et des fragments de murs, seuls restes de l’église néo-classique de 1860. Juste à côté, on peut encore repérer au sol les fondations de la nef, des collatéraux et de l’abside carrée de l’édifice disparu.

Pourquoi est-ce insolite ?

Parce qu’il s’agit d’une tour romane presque millénaire qui a littéralement survécu à son église, plusieurs fois reconstruite puis réduite en cendres par la foudre. Ce qui frappe surtout, c’est ce contraste entre la tour intacte et les fondations à peine visibles autour d’elle : on marche littéralement sur le plan d’une église qui n’existe plus.

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