Avant Marc Dutroux, il y avait Nestor Pirotte. Surnommé « le tueur fou », cet homme est considéré comme l’un des pires criminels belges du 20e siècle. Son histoire est aujourd’hui mise en lumière dans l’exposition immersive Mind of a Serial Killer, installée à Tour & Taxis à Bruxelles, aux côtés de celles de Marie Becker et du Dépeceur de Mons.

Un mythomane devenu meurtrier

Né en 1933 près d’Yvoir, Nestor Pirotte se construit tôt une réputation de beau parleur. Il se fait passer pour un aristocrate, invente des origines de châtelain pour séduire et pour soutirer de l’argent à son entourage. Son premier contact avec la justice remonte à ses vingt ans, pour une affaire d’escroquerie.

Le basculement a lieu le 20 avril 1954. Pirotte tue sa grand-tante à coups de barre de fer près de Durbuy, pour tenter de récupérer l’argent qu’elle venait de toucher en vendant du bétail. L’argent n’était plus là, elle l’avait déjà dépensé.

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Des libérations conditionnelles qui tournent au drame

Ce qui distingue Pirotte, c’est la manière dont il a exploité les failles du système judiciaire belge. Condamné une première fois, il bénéficie d’une libération conditionnelle en 1968 après treize ans de détention. Moins de deux mois plus tard, il tue à nouveau, cette fois un gérant de banque, d’une balle dans la tête.

Le scénario se répète : nouvelle incarcération, nouvelle libération, nouveau crime. En 1981, il s’évade de prison, plongeant la Belgique dans une véritable psychose. Il assassine un antiquaire bruxellois quelques semaines plus tard.

Au total, Nestor Pirotte a été condamné pour trois meurtres et reste suspecté d’avoir fait sept victimes. Il meurt d’une crise cardiaque en 2000, à la prison de Jamioulx, après avoir passé la majeure partie de sa vie derrière les barreaux.

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Son histoire aujourd’hui exposée à Bruxelles

L’exposition Mind of a Serial Killer, installée à Tour & Taxis, consacre un espace spécifique à trois affaires criminelles belges, dont celle de Nestor Pirotte. Aux côtés des grands noms internationaux comme Ted Bundy ou Jeffrey Dahmer, cette section belge donne un tout autre relief à la visite pour un public local.